MENU

by • 15 octobre 2026 • Mes chroniques littéraires • Commentaires fermés sur Essor sarladais du 16 octobre 2026. • 2

Essor sarladais du 16 octobre 2026.

La fin de l’escadron volant.

Le Tour des Livres.

La Périgourdine Muriel Romana achève sa saga de « L’escadron volant » avec un quatrième tome intitulé « L’Ultime traque » , toujours chez Albin Michel. Il faut bien avouer que l’on aurait aimé que ce volume soit divisé en deux pour nous donner encore plus de plaisir. Rappelons que nous suivons quatre filles qui n’ont pas froid aux yeux, recrutées par Catherine de Médicis pour capturer Gabriel de Montgomery, l’homme qui a accidentellement tué le roi Henri II en tournoi. Nous les retrouvons en Espagne, où le régicide s’est réfugié. Dans la Cour du cruel Philippe II, elles vont être accusées de sorcellerie et Louise de la Béraudière va échapper de peu aux flammes du bûcher dressé par l’Inquisition. Montgomery a beau être égoïste, profiteur, jouisseur, il sait être généreux quand il est amoureux et sauve la belle de justesse. Nous suivons les évadés jusqu’en Angleterre où Montgomery, opportunément converti au protestantisme, est sous la protection de la reine. Catherine de Médicis pardonne … en apparence et invite Montgomery pour le mariage de sa fille, la reine Margot, avec le huguenot Henri de Navarre (futur Henri IV). Mais c’est un horrible piège : les noces de sang doivent être célébrées le jour de la saint Barthélémy.  Dans ce cycle romanesque, tous les personnages sont réels, tout est vrai, et pourtant nous sommes au cœur du plus passionnant des romans historiques. C’est dire le talent de l’auteure.

Poète, historien et photographe, Laurent Bourdelas (prix Jean Carmet pour L’Ivresse des rimes chez Stock) se transforme en « Pagnol du Limousin » pour nous livrer ses « Mémoires d’un garçon des années 1960 » (éditions des Moissons). Il nous fait revivre ce morceau des Trente Glorieuses,(époque qui parait bénie aujourd’hui), au moment où les Français commencent à recueillir les gains de leur travail de reconstruction du pays, après la guerre. C’est le début des Trente Heureuses. Les enfants découvrent de nouveaux jouets (mécanos, trains électrique), les adolescents, la musique des Yéyés et les bandes dessinées. Le monde entre chez les gens avec la télévision en noir et blanc dont le programme unique est un facteur d’égalité. L’auteur s’efforce de « raconter à hauteur d’enfant » cette existence encore ritualisée par la vie campagnarde. Nous sommes à Limoges, mais on pourrait être partout ailleurs. Le livre, rédigé dans un beau langage (n’oublions pas que l’auteur est poète) nous plonge dans la nostalgie et le rêve.

Aux Presses de la Cité, Marie-France Desmaray nous promène au Manitoba avec  « Les Rubans Rouges ». Délaissant étude, famille et fiancé, la jeune Marine part pour le Canada, sur les traces de son ancêtre Louise. Elle y découvre la tragédie des femmes autochtones assassinées.

Les éditions Robert Laffont rééditent en poche la saga Aubrey de Rebecca West, l’un des géants de la littérature anglaise. Dans le deuxième volet, « Au cœur de la nuit, l’appel du front éloigne les hommes de Londres, cœur battant du monde. Place aux femmes !

                                                                         Jean-Luc Aubarbier.

Comments are closed.