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by • 2 août 2014 • Mes livres, Romans et nouvellesComments (0)2008

LE TALISMAN CATHARE

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LE TALISMAN CATHARE.

Editeur : Jean-Claude Lattès (publié en 2009). L’ouvrage est paru en collection de poche en 2011 chez Pocket. Il est également paru en club au Grand Livre du Mois.

Roman de Jean-Luc Aubarbier.

Ouvrages disponibles.  Prix : 18,30 euros (éditions JC Lattès) et 6,70 euros (éditions Pocket).

Résumé.

Au début du XIIIe siècle, dans leur château du Périgord, Bernard de Cazenac et son épouse, Alix de Turenne, seigneurs cathares alliés du comte de Toulouse, laissent s’épanouir leur passion au rythme des tournois et des fêtes. Leur univers s’effondre avec la croisade menée par Simon de Montfort, venue terrasser l’hérésie. Bien loin de la non-violence prêchée par sa religion, Bernard rivalise de férocité avec le chef des croisés lors d’affrontements sans pitié. Alix, forte de sa foi qui affirme l’égalité entre hommes et femmes, se révèle être une combattante farouche et implacable. Ravagé par la guerre et les bûchers, le comté de Toulouse se désintègre peu à peu. Mais Bernard garde espoir, car il porte sur le cœur un lourd médaillon d’argent, le talisman confié par son père qui contient, scellé, le secret de sa religion.

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Extrait.

« Ils se battaient. Oublieux des règles du combat, ils frappaient de leurs épées comme des paysans avec leurs haches ou des manants jouant du bâton, éprouvant leurs forces, cherchant le coup fatal. On eût dit deux géants des légendes anciennes, noirs dans la noirceur de la nuit. Des rivets de cuirasse, des éclats de métal sautaient de part et d’autre et, la lame ébréchée, ils se retrouvèrent sans armure, vêtus comme des gueux, la tunique déchirée, imbibée du sang de leurs blessures. Un ultime assaut, plus violent que les autres, brisa en même temps les deux épées. Ils continuèrent de se battre avec les poings, sans échanger ni un cri ni un mot. On n’entendait que les coups qui pleuvaient et le feulement rauque de leur souffle qui s’épuisait. Le géant français, la barbe en bataille, parvint à renverser son adversaire qui avait pourtant la vigueur d’un chêne. Ses mains, cherchant son cou pour l’étrangler, rencontrèrent un objet métallique. « Le talisman » grommela Montfort en refermant ses doigts sur la chaîne de fer dont on disait qu’elle ne pouvait être rompue par des mains d’homme.

Bernard lui écrasa les phalanges avec une pierre.

« Tu brûleras sur le bûcher avant de rôtir en enfer, hurla le Français.

– Je dévorerai ta réincarnation sous la forme d’un porc » cracha le Périgourdin.

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Photo: le château de Castelnaud, demeure du seigneur cathare Bernard de Cazenac.

L’écriture.

Bernard de Cazenac et son épouse, Alix de Turenne, ont réellement existé; nous les connaissons par des sources catholiques et cathares, qui en font des portraits bien différents. C’est cela qui m’a fasciné: ce mélange de culture et de férocité, d’art de vivre et de violence, d’intelligence et d’instinct animal. A travers le destin romancé des deux personnages, je me suis plu à imaginer un voyage dans l’espace qui était aussi un itinéraire spirituel: du Périgord aux Pyrénées, de la violence naturelle de l’homme à la non-violence prêchée par le catharisme. A travers l’histoire dramatique des cathares, dont certaines scènes sont aussi magnifiques qu’insoutenables, j’ai cherché à pénétrer les arcanes de ce christianisme différent que j’avais déjà étudié dans plusieurs ouvrages, à en faire toucher du doigt sa beauté et ses contradictions, à plonger mes lecteurs dans l’univers dramatique d’une civilisation qui s’éteint.

Beaucoup de gens ignorent que le catharisme s’est installé de manière durable très au nord de Toulouse, en particulier en Sarladais. C’est le thème de la conférence que je présente: « Cathares périgourdins, cathares aquitains ». (voir liste de mes conférences).

 

 

 

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