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by • 26 juillet 2018 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 27 juillet 2018198

ESSOR SARLADAIS du 27 juillet 2018

 

 

LA DERNIERE HERITIERE de GUILLEMETTE DE LA BORIE.

Le Tour des Livres.

 

En passant chez Calmann-Lévy, la Périgourdine Guillemette de La Borie a changé d’éditeur mais a conservé tout son talent de romancière et de narratrice. « La dernière héritière » nous raconte l’histoire d’une grande famille, entre 1893 et 1948. Charles de Fages n’est pas un homme moderne : monarchiste et catholique à l’heure de la République et de la laïcité, cet officier venu des colonies épouse Pauline, marquise de Geyrac, une jeune fille de 17 ans, riche héritière et passionnée de peinture. Le mariage pourrait être heureux, mais les parents de Pauline font sentir à leur gendre qu’il est sans fortune.7 enfants vont voir le jour, avec des grossesses de plus en plus difficiles, illustrant le sacrifice des femmes, réduites à leur rôle de maternité. Ils connaitront des destins divers, après que leur père ait réussi à redonner du lustre à la propriété de Péchagrier, en Périgord. Ils sont différents, avec des rêves opposés. Le fils ainé Adhémar se veut soldat, Henri se passionne pour la préhistoire, Renée la rebelle entre au carmel, la jolie Marguerite travaille dans la mode, à Paris, et épouse un noble allemand. Tous arrivent à l’âge adulte avec la première guerre mondiale qui va briser la famille en tuant certains de ses membres. Puis l’Occupation va achever de la ruiner. Le monde a changé, les héritiers de Charles de Fages qui n’ont pas su s’adapter à la modernité, ont disparu. Seul subsiste Victoria, fille de Marguerite, la dernière du nom.

Chez de Borée, la Bergeracoise Isabelle Artiges nous propose « Les dames de Pécharmant ». Après la seconde guerre mondiale, Mathilde dirige d’une main de fer sa propriété viticole en Périgord. Elle a réussi à surmonter tous les malheurs des époques précédentes, quand les femmes ont du prendre la place des hommes absents et résister au pillage de l’économie. Elle sait qu’elle va transmettre sa passion à sa petite-fille Suzie. Mais Suzie est aussi une jeune fille de son temps qui aspire à plus de liberté et veut voler de ses propres ailes. Elle est aussi curieuse de découvrir ces secrets de famille dont personne ne lui parle, et qu’elle devra assumer avant de reprendre le flambeau.

Chez Albin Michel, Michel Blondonnet nous emmène au moyen-âge, avec « Gaspard le loup ». En 1433, Gaspard, seigneur de Rochebrune, en Auvergne, voit sa compagne Romelde enlevée par les routiers anglais. Esprit indépendant et frondeur, il jure néanmoins fidélité au duc de Bourbon, allié du roi de France, pour tenter de libéré sa bien-aimée. Mais l’ennemi à l’esprit retord va lui donner bien du mal. Un roman historique régional fort bien construit et documenté.

Chez Calmann-Lévy Jean-Paul Malaval nous fait revivre un drame paysan au temps de la Grande Guerre avec « Les gens de Combeval ». La déclaration de guerre en août 14 bouleverse les destins. Charles Montagnac ne peut soustraire son fils ainé, Marcellin, à l’appel sous les drapeaux. Quant au second, Bastien, il doit renoncer à son rêve de devenir instituteur pour aider à la ferme. Marcellin épouse en hâte sa fiancée, Reine, et l’installe sur la propriété familiale où elle ne tarde pas à entrer en rivalité avec Eugénie, la fille de la famille. Marcellin revient de guerre, terriblement mutilé. Les ténèbres du mal s’abattent sur Combeval.

Le combat d’une blonde et d’une brune ; c’est ainsi que Michel Peyramaure résume son roman « Les Salamandres », paru chez Robert Laffont. Tolérant et passionné par l’art, François 1e est aussi un grand séducteur. A chacune de ses maitresses, il offre un bijou en forme de salamandre, son emblème. La brune Françoise de Châteaubriant, bien que marié à un époux jaloux, sera dix ans la favorite du souverain. Mais la blonde Anne de Pisseleu, au teint de porcelaine et à la jeunesse flamboyante, parvient à l’éclipser. La rivalité entre les deux femmes va se révéler sanguinaire.

 

Jean-Luc  Aubarbier.

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