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by • 17 juin 2016 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 17 juin 20161040

ESSOR SARLADAIS du 17 juin 2016

couv la reine du tango

 

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LA REINE DU TANGO.

Le Tour des Livres.

 

Akli Tadjer est un merveilleux conteur et il le prouve une nouvelle fois avec « La Reine du Tango » publié chez Jean-Claude Lattès. Le sentiment d’abandon est le thème central de ce roman tout en tendresse. Elevée seule par sa mère trop tôt disparue, Suzanne consacre toute sa vie à la danse en l’honneur de celle que l’on surnommait la Reine du Tango. Elle ne fréquente qu’un vieil ami de sa mère, Diego, qui est en train de mourir. Pour vaincre sa peur de l’abandon, pour atteindre le sommet de son art et trouver, enfin, l’homme de sa vie, elle doit trouver les clés de son enfance. En attendant, elle enseigne le tango comme une véritable philosophie. Lentement les souvenirs remontent en elle : le père inconnu, Manuel, le compagnon de sa mère, qui la menace du pensionnat. Diego, avant de partir, lui révélera le secret sur la mort de sa mère. Suzanne apprendra à transformer celui qu’elle aime (Yan, un garçon des cités) pour vivre avec lui son rêve.

Autre champion de la littérature tendre, Didier van Cauwelaert publie chez Albin Michel « On dirait nous ». « On dirait nous quand on aura leur âge » dit Ilan à Solène quand ils croisent un vieux couple. Il ne pensait pas si bien dire. Georges et Yoa vont leur faire une étrange proposition. Yoa, d’origine indienne, va bientôt mourir. Selon la religion de son peuple, elle croit qu’elle peut choisir les parents de l’enfant à venir en qui elle va se réincarner. « Voulez-vous être les futurs parents de ma femme ? » demande Georges, en leur proposant aussi une belle somme. Le thème est posé ; il reste à préparer une future réincarnation dans les meilleures conditions… et ce n’est pas chose facile. Car il ne faut pas confondre vie antérieure et double vie.

Au Cherche-Midi, Tina Seskis nous propose un thriller british avec « Six femmes ». Elles sont six amies qui se sont connues à l’université. Certaines ont bien réussi leur existence, d’autres galèrent encore. Mais rien ne pourrait empêcher Juliette, Camilla, Sibhan, Sissy, Renée et Natasha de se retrouver pour un pique-nique annuel dans Hyde Park sur les bords de la Serpentine. Au bout de vingt-cinq ans, elles n’ont plus grand-chose à se dire et parfois, la rancœur apparait. Au bout de quelques verres de vin, les langues de délient, qui sont souvent des langues de vipère. Mais qui pourrait se douter que cette amicale soirée puisse s’achever en cauchemar ? Un thriller d’une intensité redoutable et d’une acuité psychologique rare.

Roman rare et magique que celui de Claire Vassé édité chez Jean-Claude Lattès « Où va le chagrin quand il s’en va ? » Solange a perdu Lenny, l’homme de sa vie et le père de sa fille. Depuis elle a refait sa vie. Mais un jour le numéro de téléphone de Lenny s’affiche sur l’écran de son portable. Et s’il s’agissait de Lenny s’exprimant par-delà les limbes, pour lui rappeler combien il l’aime ? Claire Vassé nous entraine là où le chagrin n’est pas l’obstacle à fuir mais le miroir à traverser pour accéder à la vitalité de nos sentiments.

C’est la vie du peintre Titien que nous raconte le Briviste Michel Peyramaure dans « Couleurs Venise » publié chez Robert Laffont. Figure majeure de la Renaissance italienne, à l’égal de Michel-Ange et de Léonard de Vinci, le Titien est aussi l’homme d’une ville : Venise. Michel Peyramaure invente le personnage de Vincenzo Bastiani, conseiller et confident du peintre pour mieux nous promener sur les canaux de la Sérénissime.

 

JEAN-LUC  AUBARBIER.

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