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by • 7 janvier 2021 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor Sarladais du 8 janvier 2020.61

Essor Sarladais du 8 janvier 2020.

Révolution en polars.

Le Tour des Livres.

Roman après roman, Jean-Christophe Portes est en train de constituer une véritable œuvre littéraire. Si la plupart des lecteurs ne connaissent le règne de Louis XIII qu’à travers « Les Trois Mousquetaires » d’Alexandre Dumas, on pourra bientôt dire que l’on connait la Révolution française grâce aux aventures de Victor Dauterive. Jean-Christophe Portes vient d’en publier, toujours aux éditions City, le sixième volet. Intitulé « L’Assassin de septembre », il se déroule tout au long du sanglant mois de septembre 1792, jusqu’à la bataille de Valmy. Au service de Danton, après avoir été le protégé de La Fayette, le lieutenant Dauterive doit secourir les armées françaises qui affrontent dans Verdun les austro-prussiens. Le duc de Brunswick  veut rétablir Louis XVI sur son trône. La patrie est en danger. A Paris, on massacre les curés et les aristocrates. Dauterive, qui dissimule sa noblesse familiale, tente de sauve la vie de son père et de son frère. Pendant les émeutes, il remarque un jeune homme, Franz, qui agite la foule et fait couler le sang: sûrement un espion de Brunswick. Tandis qu’il se lance sur les traces de ce redoutable adversaire, son amie Olympe de Gouges vole au secours de son vieux camarade, l’aristocrate Duperrier. Un vrai régal de lecture. Précisons que chaque volume peut se lire indépendamment des autres.

Henri Loevenbruck, qui se passionne pour la même époque, nous livre la suite du « Loup des cordeliers » avec « Le mystère de la Main Rouge », chez X.O. Son héros, Gabriel Joly, est un jeune journaliste révolutionnaire. Après avoir découvert que le justicier masqué, toujours accompagné d’un loup, et  qui prétend venger les femmes maltraitées, n’était autre que la bibliothécaire Lorette, il tente de prendre la piste de la jeune femme dont il est amoureux. Son enquête le mène dans le maquis corse, où une étrange société secrète, qui tient de la franc-maçonnerie et du culte antique de Mithra, tente d’influer sur le devenir de la Révolution française. La Corse n’a-t-elle pas connue, elle aussi, une république ? La féministe révolutionnaire Théroigne de Méricourt l’accompagne et le protège.

Avec « Et puis mourir », publié chez Fayard, Jean-Luc Bizien nous raconte une révolution plus récente : celle des gilets jaunes. Tandis que police et black-blocks s’affrontent dans les rues de Paris, en cette fin d’année 2018, une série de meurtres vient se dissimuler au milieu de la guérilla urbaine. Les croisés de la lutte contre les inégalités en seraient-ils les instigateurs ? Pour éviter toute récupération politique, le commandant Jean-Yves Le Guen et le capitaine Patriziu Agostini doivent faire éclater la vérité avant la prochaine manifestation. Un véritable polar, à la mécanique bien huilé, avec des personnages forts et des vrais.

Chez Belfond, François-Xavier Dillard nous propose « Prendre un enfant par la main ». Quatre ans après la disparition de leur fille Clémentine, Sarah et Marc sont encore rongé par la culpabilité et la tristesse. Jusqu’au jour où des voisins emménagent avec leur fille Gabrielle. Elle ressemble étonnamment à Clémentine. Les démons vont-ils se déchaîner une seconde fois ?

                                                                     Jean-Luc  Aubarbier.

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