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by • 4 mai 2023 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor Sarladais du 5 mai 2023.356

Essor Sarladais du 5 mai 2023.

Le nouvel habit d’Henri Loevenbruck.

Le Tour des Livres.

Après les thrillers ésotériques et la Révolution, Henri Loevenbruck déplace le champ de ses écrits vers les années folles avec « Les disparus de Blackmore » publié chez X.O. L’ile anglo-normande de Blackmore (inspirée d’Aurigny) suscite bien des interrogations. Des gens disparaissent mystérieusement, des meurtres incompréhensibles s’y pratiquent, les fantômes d’un passé celtique semble hanter ses campagnes et un mal mystérieux frappe ses habitants. De quoi attirer les détectives les plus chevronnés. Première femme diplômée de l’Institut de Criminologie, Lorraine Chapelle répond à l’invitation d’un vieux lord dont la petite fille a disparu. Quant à Edward Pierce, il vole au secours de son ami prêtre, mais arrive trop tard : le père Molloy s’est évaporé. Il est spécialiste des sciences occultes, elle est cartésienne et dit toujours ce qu’elle pense. Ils vont former une équipe redoutable pour résoudre les énigmes de Blackmore. Il y a un côté « chapeau melon et bottes de cuir » dans ce couple que l’on espère retrouver dans de nouvelles aventures.

Chez Hugo Thriller, Jack Jakoli se sert de son expérience de policier pour montrer, de manière réaliste et brutale, la face cachée de la barbarie humaine. Inspirée de l’histoire vraie du ‘dépeceur de Mons’, « La Détresse des Roses » évolue entre Belgique et nord de la France. Un sérial killer particulièrement glaçant coupe ses victimes en morceaux et les disperse un peu partout, après en avoir bien profité. Mélanie Penning, en poste à la Criminelle, se lance sur la trace du tueur fou. Pas facile pour une femme (la seule en poste aux Homicides), surtout après un douloureux divorce.

Encore inconnue du public français, Masako Togawa est une des plus importantes autrices de romans noirs au Japon. Avec « Le Passe-Partout », publié chez Denoël, elle nous propose une enquête en forme d’origami, aussi délectable que du wasabi (c’est Amélie Nothomb qui le dit). A Tokyo, la résidence K abrite cent-cinquante chambres uniquement occupées par des femmes. Tout pourrait être tranquille dans ce paisible manoir, mais le passe-partout qui permet d’ouvrir tous les appartements a été dérobé. Les locataires retiennent leur souffle, car, derrière chaque porte, se cache un lourd  secret. L’une de ces femmes a beaucoup à perdre, car un abominable crime, jamais révélé, a été commis à la résidence K.

Chez de Borée, Anne Gallois met à profit son expérience de journaliste pour nous proposer « L’Amanticide ». Hélène est enfermée en prison pour avoir assassiné son amant. Elle clame pourtant son innocence. Rien de plus banal, les criminels sont toujours innocents. Qu’est-ce qui à poussé au passage à l’acte cette mère de famille, dotée d’un gentil mari, de deux beaux enfants ? Elle a, comme on dit, tout pour être heureuse. Mais l’étouffement du quotidien, la peur obsessionnelle de vieillir, le piège des mensonges successifs et contradictoires, sa vie tourne au cauchemar. Jusqu’à l’irréparable.

                                                                      Jean-Luc  Aubarbier.

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