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by • 31 octobre 2014 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 31 octobre 2014.1614

ESSOR SARLADAIS du 31 octobre 2014.

couv retour à little wing

« RETOUR A LITTLE WING » PRIX PAGE AMERICA 2014.

Le Tour des Livres.

 

Pour son premier roman, Nickolas Butler a réussi un coup de maitre en obtenant le prix Page America avec « Retour à Little Wing », édité chez Autrement. Ils sont quatre amis d’enfance, que la vie a séparé et qui ont en commun leur village de Little Wing, dans le Wisconsin. Lee est devenu un chanteur célèbre, son village et ses amis constituent son repos. Courtier à la bourse de Chicago, Kip, très m’as-tu-vu, se veut le modèle de réussite sociale. Hank est fermier, en proie à des difficultés. Il n’a jamais quitté Little Wing, tout comme Ronny, ancien cow boy devenu ivrogne. Ils sont tour à tour les narrateurs de leur vie. Le mariage de Kip avec Felicia les rassemble dans leur village. Ils sont tous différents, parfois rivaux, mais leur terre leur colle aux semelles. On imagine le beau film que pourrait en tirer Clint Eastwood ! Un roman que vont aimer les Périgourdins amoureux de leurs clochers.

Au Masque, Sophie Hannah entreprend le difficile pari de redonner vie à Hercule Poirot, le héros d’Agatha Christie, avec « Meurtre en majuscule ». Réfugié dans une pension londonienne pour y prendre un repos mérité, le célèbre enquêteur y fait la connaissance de l’inspecteur Catchpool. Et l’aventure vient frapper à la porte des paisibles retraités. Une belle intrigue, bien menée. Les éditions du Masque en profitent pour publier, en un volume, les « Nouvelles complètes d’Hercule Poirot », célèbre enquêteur belge né de l’imagination d’Agatha Christie il y a 90 ans.

Aux Presses de la Cité, Nathalie de Broc nous fait revivre les heures sombres de la Révolution à Nantes avec « Et toujours ces ombres sur le fleuve… »La jeune Lucile n’oubliera jamais les « mariages républicains » que l’infâme Carrier, commissaire de la Révolution fait subir aux habitants de la cité nantaise en les liant deux par deux et en les précipitant dans la Loire. Elle ne rêve que de vengeance, mais n’a pas de toit sur la tête. Madame Flavie la prend sous sa protection, mais Lucile ignore qu’elle travaille en sous main pour la tenancière d’une maison close.

Belle ambiance que ce « Paris Syndrome » aux éditions de Fallois, né sous la plume du romancier anglais d’origine afghane Tahir Shah. Depuis sa petite enfance, Miki, la petite Japonaise, est fasciné par Paris que son grand-père lui a présenté comme un royaume de contes de fées. Vingt ans plus tard, Miki visite le pays aux merveilles. Ce qu’elle découvre, à la fois la déçoit et l’enchante. Nous découvrons notre propre image à travers le regard de cette jeune Orientale. Ce qu’on y voit nous fait autant rire que trembler, dans une sorte de « Lettres persanes » à l’envers. Comment peut-on être français !

Chez Dervy, Jack Chaboud nous propose un thriller maçonnique avec « Le tronc de la veuve ». Passionnée par la période de l’Occupation, la jeune Chloé croise la route de francs-maçons résistants. Une histoire de tableau volé et de veuve disparue dans un bombardement vont contribuer à l’égarer sur le chemin de la lumière où elle recevra l’aide d’Antoine, un bibliothécaire érotomane.

Chez le même éditeur, Philippe Benhamou nous propose un roman initiatique avec « Madame Hiramabbi, la concierge de la rue des Trois Frères ». En quête d’un sens à donner à sa vie, Julien, sous la conduite d’une surprenante gardienne, est amené à regarder autrement les habitants de son immeuble. Plongé dans une forêt de symboles, il pratique une véritable conversion du regard pour atteindre le chemin de la Vérité.

 

JEAN-LUC AUBARBIER.

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