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by • 24 mars 2022 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor Sarladais du 25 mars 2022.274

Essor Sarladais du 25 mars 2022.

L’Odyssée de Clarence en Corrèze.

Le Tour des Livres.

La romancière périgourdine Corinne Javelaud vient de faire paraître « L’Odyssée de Clarence » chez Calmann-Lévy. Après dix ans d’absence, le jeune ornithologue Clarence Desprez revient dans sa région natale de la Xaintrie, pour étudier les derniers milans royaux qui nichent près des Tours de Merle. Cet ami des oiseaux, écologiste avant l’heure (nous sommes au début des années 60) reçoit un accueil plutôt frais de la part des chasseurs, dans cette région sauvage, proche des gorges de la Dordogne. Au cours de ses périples, il secoure une jeune cavalière, Philippa, dont le père est un virtuose de l’accordéon. Il se voit obliger de jouer du poing lorsqu’apparaissent les frères de Philippa, deux redoutables Nemrod. Un mystère plane sur l’enfance de Clarence, abandonné à sa naissance par sa mère, Isadora,  une danseuse gitane. Lorsque la séduisante Emma débarque de sa Provence dans ce coin perdu du Limousin, Clarence tombe sous son charme vénéneux. En fait, un piège vient de se refermer sur lui. Dans ce roman à l’intrigue bien nouée, porté par une écriture qui flatte les sens, le monde des oiseaux et celui des chevaux croisent la belle nature corrézienne. Dans la chair du livre, une phrase du poète (un temps sarladais) Paul Eluard « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ».

Chez le même éditeur, c’est en Quercy, près de Saint-Cirq-Lapopie, que Geneviève Senger situe l’action de son roman « Le bonheur est au fond des vallées ». En ce début de XX° siècle, Joseph Bear, après avoir fait fortune en Amérique, décide de regagner la France avec sa fille Marigold. Il choisit de s’installer dans le Lot, région d’origine de sa famille, et de relancer l’exploitation d’un vieux moulin médiéval qui produit de l’huile de noix. Marigold, insensible au charme de la vie rurale, reste à Paris où elle s’éprend d’un peintre de Montmartre. Mais le vieil homme sait qu’un lourd secret de famille, enfoui dans son enfance, va venir perturber le destin de sa fille. Le roman déroule son histoire de l’an 1900 à 1945.

Aux Presses de la Cité, Christian Laborie publie un roman d’anticipation sur le réchauffement climatique : « Les Naufragés du Déluge ». Nous sommes en 2060 et, malgré le danger, les campagnes ont continué de se vider et les villes de se remplir. Simon, un journaliste, a fait le choix inverse. Avec Lise, son épouse, et leurs deux enfants, ils ont décidé de s’établir dans un mas perché, dans les Cévennes. Lorsque l’apocalypse se déclenche, les cités sont submergées sous des trombes d’eau. Les quatre Robinson se retrouvent coupés du monde, entourés d’eau. Ils vont devoir apprendre à s’organiser pour survivre, et vite.

Chez le même éditeur, c’est une saga familiale, dont elle vient de publier le premier tome, que nous propose Suzanne Gachenot sous le titre « Les sœurs Loubersac ». En avril 1925, une nouvelle secoue le domaine de Cazelles, non loin d’Albi : Georges, depuis toujours promis à Rosalie, choisit d’épouser Léonie, sa sœur ainée, seule héritière du domaine. Humiliée, scandalisée, Rosalie part pour Bordeaux où elle s’emploie comme préceptrice dans une famille aristocratique. Espérie, la plus jeune, restée seule au domaine, s’ennuie ferme et attendant de pouvoir voler de ses propres ailes. La première partie de la saga, qui va nous faire suivre les amours et les destins des trois sœurs qui ont reçu une éducation éclairée, s’arrête avec le début de la seconde guerre mondiale.

                                                                   Jean-Luc  Aubarbier.

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