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by • 19 novembre 2020 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor Sarladais du 20 novembre 2020.39

Essor Sarladais du 20 novembre 2020.

La Gestapo Sadorski.

Le Tour des Livres.

Les lecteurs sont désormais familiers de l’abominable inspecteur Sadorski, héros imaginé par Romain Slocombe. Antisémite, malhonnête, violent, il cumule beaucoup de défauts et, à l’époque de l’Occupation, il peut leur donner libre cours. Dans « La Gestapo Sadorski », publié chez Robert Laffont, le voici rattaché à la police allemande, chargé de traquer les « terroristes » juifs des FTP-MOI, dont le chef est un certain Manouchian. Le roman aurait pu s’intituler la lubricité punie. Car Léon Sadorski en pince pour Jacqueline, une jolie lycéenne (déjà rencontré dans « La débâcle », le précédent roman de Romain Slocombe). Pour la séduire, il s’invente un réseau de résistance et l’y fait entrer. Mais les Allemands n’ont aucun sens de l’humour et la réalité rattrape bien vite l’imagination de notre flic. Va-t-il échapper aux mâchoires de fer qui se referment sur lui ? Va-t-il devoir sacrifier Jacqueline ? Un excellent thriller qui entremêle fiction et  vérité historique, avec des personnages bien réels.

Paysages de froid, de pluie et de glace pour « Le Dernier Message », quatrième thriller de Nicolas Beuglet, publié chez X.O. L’inspectrice Grace Campbell, qui dissimule à tous le monde un douloureux secret, doit se rendre sur l’ile d’Iona, à l’ouest de l’Ecosse, où un cadavre a été découvert dans un monastère. Anton, l’unique pensionnaire, a été assassiné et le criminel lui a ôté le cerveau. Le bâtiment étant soigneusement clos, l’auteur des faits ne peut être que l’un des cinq moines. La policière entreprend de les interroger un par un. Tous semblent avoir jalousé Anton, un jeune homme extrêmement brillant, dont les recherches scientifiques dépassent la compétence de ses contemporains. On semble se diriger vers un huis-clos, quand Colin, un moine fragile et handicapé, tente de se donner la mort. Il avoue avoir introduit un étranger dans les lieux. Grace se lance sur ses traces, explore de profondes cavernes dans les Highlands et découvre… l’impensable.

Spécialiste des zones de conflits, l’Américain Neely Tucker publie « Seules les proies s’enfuient » dans la collection Série Noire de Gallimard. Ancien reporter de guerre, Sullivan Carter est pris dans une fusillade au Capitole. Il découvre le cadavre du sénateur de l’Oklahoma dans son bureau. Le tireur, Terry Running Waters, un Amérindien au casier judiciaire bien rempli, est rapidement identifié. Sullivan ne croit pas à sa culpabilité et décide de mener sa propre enquête. 

Dans la collection « La bête noire » chez Robert Laffont, l’éditrice britannique Elizabeth Kay publie son premier thriller « Sept Mensonges ».  Jane et Marnie sont inséparables depuis toujours. Mais si Jane n’avait pas menti, le mari de sa meilleure amie serait toujours en vie. Jane ne peut plus continuer à dissimuler ; elle doit dire la vérité à Marnie….  enfin, sa vérité. Car la réalité est toujours complexe. Et Jane a beaucoup menti. Enfin, sept mensonges, est-ce beaucoup ? Chaque mensonge est comme une peau d’oignon que l’on enlève, et qui révèle progressivement le terrible cœur des choses.

                                                                                     Jean-Luc Aubarbier.

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