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by • 21 juillet 2017 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 20 juillet 2017.473

ESSOR SARLADAIS du 20 juillet 2017.

 

 

Père inconnu.

Le tour des livres.

 

C’est un « jeune » écrivain de 70 ans qui nous livre, chez Grasset, son premier roman intitulé « Père inconnu ». Patrick Denis (qui a des attaches en Périgord) nous conte une douloureuse histoire de fils de prêtre. Né de père inconnu, Paul part à la recherche de ses origines. Durant l’Exode de 1940, Dorine rencontre Ludovic. Il est capitaine de réserve, évadé et se cache dans une petite ville de Bretagne. Veuve, Dorine est remariée et mère de trois filles. Elle ressent un terrible coup de foudre qui lui fait oublier que François, son mari, est prisonnier. Ludovic lui avoue qu’il est prêtre, et aussi résistant. Mais l’amour est le plus fort. Quand Dorine se retrouve enceinte, le scandale éclate. Ludovic est écarté, isolé par sa hiérarchie avec laquelle il n’ose pas rompre. Quand François est libéré, il souhaite que tout redevienne comme avant, tout en insistant pour que Paul, le nouveau-né, soit confié à une famille d’accueil. Dorine va refuser, préférer le divorce, mais Ludovic ne sera jamais un père.

C’est un bel ouvrage que ce recueil de nouvelles écrites par Patrick Salinié et illustrées par Francis Pralong aux éditions du Perce-Oreille. « Marelles » est un beau titre car les récits nous emmène entre terre et ciel, là où vivent les hommes. Mais ce lieu magique porte souvent le doux nom de Périgord, où les auteurs vivent. Des secrets de métiers se transmettent, une fille convoite un héritage qui n’est pas de son sexe. J’ai particulièrement aimé « La femme des enterrements » qui mêlent souvenirs d’enfance et univers fantastique. Dix-huit nouvelles truculentes, terriennes, aériennes, fantasques, pour notre plus grand plaisir.

Il est fort appétissant, le dernier roman de l’Auvergnat Gérard Georges, paru aux Presses de la Cité. « A la belle marquise », à l’origine, c’est un moulin-chocolaterie à Royat, tenu, en 1889, par une jeune couple. Puis Auguste et Clémentine connaissent le succès. Sous l’enseigne de la marquise de Sévigné, ce sont bientôt onze magasins qui deviennent les hauts lieux de la gourmandise en Auvergne. Des grands noms s’y pressent : Clémenceau, Maeterlinck. Une belle aventure, quand la vie ordinaire devient un roman.

Hemingway est à la mode, au point que deux romans lui sont consacrés. Chez Gallimard, Gérard Guégan raconte la brouille, puis la réconciliation entre deux écrivains dans « Hemingway, Hammet, dernière ». Il n’est jamais facile à deux esprits forts et indépendants de bien s’entendre. Mais Hemingway et Hammet y sont contraints par leur ennemi commun, Edgar Hoover, le chef du F.B.I. qui les traquent en tant que ‘communistes’. Communiste, Hemingway ? Il pourrait en rire, il préfère rugir comme un lion blessé. C’est aux épouses d’Hemingway que s’intéresse Naomi Wood dans « Mrs Hemingway » paru chez Quai Voltaire. Le roman nous entraine du Paris de l’ère du jazz au Cuba de l’après-guerre, en passant par la Floride des années 30. Il n’était pas toujours facile d’être l’épouse (ou la maitresse) du grand Hemingway.

Chez NJ éditions, la Périgourdine Suzanne Boireau-Tartarat nous fait visiter des jardins souvent méconnus de notre région avec « Le Périgord côté jardins et pleine nature ». Un beau voyage à travers l’Histoire et les paysages, un voyage qui sent la chlorophylle.

 

JEAN-LUC  AUBARBIER.

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