MENU

by • 5 janvier 2015 • Mes livres, Romans et nouvellesComments (0)3157

LE CHEMIN DE JERUSALEM

couv chemin de jerusalem

LE CHEMIN DE JERUSALEM.

Editeur : éditions du Pierregord.  Publié en 2007.

Roman de Jean-Luc Aubarbier.

Ouvrage disponible au prix de 20 euros. Après la disparition des éditions du Pierregord, le roman peut être commandé auprès de l’auteur, à l’adresse suivante : Jean-Luc Aubarbier   36, rue Marc Delbreil  24200 Sarlat. Envoi franco contre un chèque de 20 euros à l’ordre de l’auteur. Pour les libraires, contact par mail : aubarbier.jeanluc@wanadoo.fr .

Résumé.

Aviateur de la France Libre, Jacques Legrand apprend, à son retour en Périgord, que son père, un des chefs de la Résistance, a été assassiné. Son meurtre a été exécuté par des soldats arabes qui portent l’uniforme de la Waffen SS. C’est avec stupéfaction qu’il apprend, par Joseph Birenbaum, rescapé du camp d’Auschwitz après avoir travaillé pour les services secrets britanniques, que des liens sulfureux unissent les Nazis et certains leaders islamistes. Fermement résolu à venger son père, Jacques se lance sur la piste des meurtriers. Aidé dans sa périlleuse entreprise par Rachel, la fille de Joseph, et par une poignée d’amis musulmans qui refusent que leur foi soit mise au service du Nazisme, il remonte jusqu’à leur chef spirituel, Hadj Amine el Husseini. Une lutte sans merci s’engage entre les protagonistes. Elle conduira Jacques et Rachel à travers la France en cours de libération, jusqu’aux confins de l’Algérie, du Liban et d’Israël. Sur le chemin de Jérusalem, un chemin sillonné de sang, l’amour et la paix parviendront-ils à l’emporter sur la violences et les forces du Mal ?

handschar[1]

photo : le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amine el Husseini, inspecte les troupes de la division SS musulmane Handschar à Sarajevo.

« Un ouvrage indispensable pour comprendre les problèmes du Proche-Orient et les origines du fondamentalisme islamique » écrit l’éditeur du « Chemin de Jérusalem ».  Le plus étonnant dans ce roman, c’est que tout le fond historique et politique est rigoureusement vrai. Il nous dévoile la terrifiante alliance qui unit depuis les années 1920, le Nazisme et l’Islamisme. Les fondamentalistes sunnites et chiites ont cherché à faire basculer l’ensemble du monde musulman aux cotés des forces de l’Axe, non seulement pour assurer leur indépendances, mais aussi par antisémitisme forcené. Cette alliance s’est nouée autour de deux hommes. Hadj Amine el Husseini, élu grand mufti de Jérusalem sur un programme hostile aux Juifs (alors que son frère qui l’avait précédé dans la fonction était un ami des migrants sionistes), prendra la tête de la coalition favorable à Hitler. Après deux tentatives pour faire basculer l’Irak, puis l’Iran, dans le giron de l’Allemagne, il se réfugiera à Berlin d’où il appellera les musulmans du monde entier au djihad contre les Juifs et l’Occident. L’Egyptien Hassan al-Banna, fondateur de la secte des Frères Musulmans, donnera une structure idéologique au mouvement en proclamant le règne nécessaire de l’islam sur le monde, par la force; il fournira des troupes nombreuses dans la lutte contre les démocraties et les Juifs de Palestine. Si le monde arabo-musulman resta méfiant envers les promesses d’Hitler, si nombreux furent les musulmans qui s’engagèrent contre le Nazisme (au sein de la force Leclerc, de l’armée des généraux de Lattre et de Monsabert, ou de la légion arabe), d’autres, tout aussi nombreux cédèrent à l’appel d’Husseini. Le bosniaque Izetbegovic, l’ayatollah Khomeiny et certains leaders du FLN y plongèrent totalement; Nasser et Sadate furent séduits, avant de devenir de farouches ennemis des Frères Musulmans. Après 1945, de nombreux dignitaires nazis trouvèrent refuge dans les pays musulmans, où ils conseillèrent les régimes en place dans leur lutte contre la démocratie. Nourri de cette idéologie, le terrorisme islamique qui surgit à la fin du XXe siècle, est directement issu de cette incroyable alliance.

une-image-inedite-de-ces-gestapistes-nord-africains-et-de_1491991_800x400[1]

photo : les membres de la Brigade Nord-Africaine opérant en Dordogne en 1944.

J’ai découvert le phénomène islamo-nazi en rédigeant mon premier roman « Les démons de sœur Philomène » . Que venaient faire en Périgord, ces soldats perdus, membres de la Brigade Nord-Africaine, mélange de bandits et d’islamistes, aux ordres du truand Henri Lafon, chef de la Gestapo française, qui se rêvait en gauleiter d’une Algérie indépendante et islamique ? J’ai enquêté sur ce sujet totalement inconnu en France (seul le journaliste Philippe Aziz avait travaillé dessus dans les années 80), j’ai importé des ouvrages des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Israël, et j’ai découvert l’immensité du danger. A l’intérieur d’un monde musulman paisible, offrant une idéologie unique dans un univers religieux traditionnellement divisé, des forces obscures répandaient peu à peu leur poison. Pas plus qu’il ne faut confondre la culture allemande et l’idéologie nazie, il ne faut pas confondre la religion musulmane et l’islamisme radical. Mais, de même qu’il faut bien admettre la pollution et la perversion de l’Allemagne par le Nazisme, il nous faut dénoncer l’évolution des cultures musulmanes lorsqu’elles se portent vers le fondamentalisme. L’anéantissement des Juifs et la destruction des démocraties sont leurs objectifs communs.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.