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by • 2 juillet 2018 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 29 juin 2018.345

ESSOR SARLADAIS du 29 juin 2018.

 

MARCAS PERE ET FILS.

Le Tour des Livres.

 

Eric Giacometti  et Jacques Ravenne ont réussi l’exploit de renouveler leur série sans perturber la qualité de leur thriller, bien au contraire. En situant « Le triomphe des ténèbres »  (éditions Jean-Claude Lattès) en 1941, en pleine seconde guerre mondiale, ils accentuent l’intérêt historique de leur roman, plongeant résolument dans les mystères ésotériques du III° Reich, tout en proposant un « roman des origines », avec un héros, Tristan Marcas, dont on devine vite qu’il est le père du célèbre policier franc-maçon. A Berlin, au cours de la nuit de Cristal, le S.S. Weistort s’empare du livre magique des Germains, le « Thulé Borealis » et assassine le libraire juif qui le possédait. Plus tard, au Tibet, une expédition nazie découvre une étrange croix gammée. Il en existe d’autres et celui qui les possèdera toutes dominera le monde. La seconde est cachée à Montségur, le château des Cathares. Tristan Marcas, archéologue, fait semblant d’aider les Nazis pour mieux leur dérober l’objet. Il doit affronter Weistort et la belle et redoutable Erika von Essling, membre de l’Ahnenerbe, un département de la S.S. chargé d’enquêter sur l’occulte. Malorley, du S.O.E., service secret britannique, et la jeune résistante audoise Laure d’Estillac vont lui apporter leur aide. Un vrai régal de lecture ; on attend la suite avec impatience.

Guy Rechenmann ne quitterait pour rien au monde les rives du Bassin d’Arcachon, et son héros, Anselme Viloc, le flic de papier, est bien comme lui. Pour sa nouvelle aventure, « Même le scorpion pleure », paru chez Cairn, il doit résoudre une série de meurtres dans le domaine immobilier du Cap Ferret. Des vendeurs de villas en viager meurent mystérieusement. Il serait trop facile de croire que ce sont les bénéficiaires les coupables. Anselme Viloc applique à cette nouvelle énigme sa méthode poétique, intuitive et astrologique, aidé par le bon sens de David, un patron de restaurant, les réflexions d’une petite fille prénommée Lily, et un chat roux, seul témoin du crime.

Ancien directeur de Point de Vue Initiatique, Robert de Rosa est un spécialiste du polar ésotérique. Son deuxième thriller, « Les ombres de Glozel », paru chez de Borée, envoie les inspecteurs Grégory Des Cartes et Robert Spinoza en pleine montagne bourbonnaise, où des jeunes femmes sont assassinées, victimes de meurtres rituels. Les objets retrouvés près des corps ont été dérobés au musée de Glozel, un étrange lieu touristique où l’on a découvert des tablettes recouvertes d’une écriture inconnue qui pourrait remonter à l’époque préhistorique. Sorcellerie, tourisme et richesse minière scandent cette enquête qui tient en haleine jusqu’au bout.

Avec son look à la Corto Maltese, Caryl Férey est devenu un must de la littérature noire. Avec « Plus jamais seul », publié chez Gallimard, il poursuit en Bretagne les aventures de Mc Cash, ex-flic borgne et désenchanté, mais coriace en diable. Fauché, il erre dans le Finistère avec sa fille Alice dont il a ‘hérité’ brutalement. « Je te préviens, je suis nul en gosse », lui dit-il. Son vieux copain Marco est mort ; son bateau écrasé par un cargo au large de l’Espagne. Pour Mc Cash, l’erreur de navigation est impossible. Il se lance sur la piste du navire criminel, obtient par la violence des indices incontestables : le bateau pirate pratique le trafic de migrants, et la femme qu’il aime, et qu’il croyait disparue dans le naufrage, est prisonnière des trafiquants. Il prépare aussitôt une expédition commando qui ne sera pas de tout repos.

 

Jean-Luc  AUBARBIER.

 

 

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