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by • 21 avril 2016 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 22 avril 2016.1481

ESSOR SARLADAIS du 22 avril 2016.

 

COUV LES INDOCILES

couv les passants de lisbonne

LIAISONS DANGEREUSES FACON MAGELLAN.

Le Tour des Livres.

 

Avec « Les Indociles », publié chez Julliard, Murielle Magellan nous propose le portrait d’une ‘don juan’ au féminin. Olympe est une femme d’affaires, reconnue dans son métier de galeriste. Elle vit à cent à l’heure, débusque les talents, dévore les hommes qui passent à sa portée. Mais est-elle capable d’aimer ? Quand elle découvre à Perpignan, Solal, un vieux peintre au génie méconnu, elle veut en faire le succès de sa vie. Conjointement, elle conquiert Paul, un client, un ami qui se voulait fidèle à son épouse. Elle croit qu’elle aime pour de bon. Mais en amour comme en art, l’éternel ne dure qu’un temps. Un magnifique roman brossé comme une toile de maître, qui nous fait découvrir la sensualité de la peinture, et aussi sa subtilité, ce que l’on ne voit pas sur le tableau. C’est aussi une réflexion sur le pouvoir, celui des mots, des sentiments, des émotions.

Chez le même éditeur, Philippe Besson nous propose un duo de nostalgie avec « Les Passants de Lisbonne ». Une même mélancolie réunit deux inconnus en villégiature dans la capitale portugaise. Hélène a perdu son mari dans un tremblement de terre. On n’a pas retrouvé son corps mais elle sait qu’il est mort. Mathieu est à la recherche des traces de son bonheur passé, avant que Diego, son compagnon, ne le quitte. Une même solitude, un même deuil, une même sensation physique d’abandon les rassemblent. Un beau chant de saudade, dans un style ciselé comme un palais manuélin. « On ne renonce jamais vraiment, on a besoin de croire que tout n’est pas perdu, on se rattache à un fil, même le plus ténu, même le plus fragile. On se répète que l’autre va finir par revenir. On l’attend. On se déteste d’attendre mais c’est moins pénible que l’abandon. »

Chez Gallimard, dans la Série Noire, Caryl Férey nous propose « Condor », une enquête chilienne menée tambour battant. Des bas-fonds de Santiago, perdus de pauvreté, de drogue et de violence, jusqu’à la blancheur minérale du désert d’Atacama, l’auteur nous promène à travers l’histoire du Chili, de ses espoirs, et de ses démons politiques. C’est aussi une histoire d’amour entre Gabriela, cinéaste d’origine indienne mapuche, et Esteban, l’avocat spécialisé dans les causes perdues.

Chez Robert Laffont, le journaliste catalan Xavier Bosch nous offre un grand roman d’amour avec « Quelqu’un comme toi ». « Aime. Aime pour de vrai. Aime, même si l’histoire ne durera pas, même si ce n’est pas pour toujours. » Un Anglais a trouvé dans un livre d’occasion, un numéro de téléphone et une adresse à Barcelone. Il débarque chez Gina, une jeune femme de dix-huit ans. Elle reconnait l’écriture de sa mère, Paulina, morte alors qu’elle n’était qu’une enfant. Gina décide de mener une enquête sur cette femme qu’elle n’a pratiquement pas connue. Elle découvre à Paris, Jean-Pierre, le grand amour de sa mère.

Chez Belfond, l’écossaise Lisa Ballantyne publie « Le Piège de la mémoire ».  Victime d’un grave accident, Margaret est sauvée par Maxwell, un géant au visage brûlé qui sombre ensuite dans le coma. La jeune femme a le sentiment que son passé est intimement lié à cet homme. Trente ans auparavant, George est un voleur qui tente de refaire da vie. Mais sa femme ne veut plus de lui et Molly, sa fille ignore tout de son véritable père.

 

JEAN-LUC  AUBARBIER.

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