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by • 21 février 2015 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 20 février 2015.1714

ESSOR SARLADAIS du 20 février 2015.

couv dis moi oui

DIS-MOI OUI.

Le Tour des Livres.

« En amour, une seconde chance est-elle possible ? » nous demande Brigitte Kernel dans son roman « Dis-moi oui », paru chez Flammarion. La narratrice vit un moment difficile : un père mourant, une liaison orageuse et perverse avec Marie, pour laquelle elle a quitté Léa. Marie est jalouse de son passé, menteuse, manipulatrice. Il lui semble qu’elle perd tout contrôle sur son affectivité et sur sa vie. La rupture est difficile, épuisante. Dix-huit mois plus tard, elle retrouve Léa à l’occasion de l’enterrement d’une amie commune, grand reporter, tuée en mission. Va-t-elle renouer avec l’amour de sa vie ? Un « dis-moi oui » qui sonne comme le « seras-tu là » dans la chanson de Véronique Sanson.

Chez Robert Laffont,  la psychocriminologue Ingrid Desjours nous propose un thriller de haute facture avec « Tout pour plaire ». Parce qu’une belle et  brillante jeune femme n’a pu renoncer à tout pour se consacrer à son riche mari sans être considérée comme vénale, parce qu’un séducteur, un rien pervers narcissique, n’a pu obtenir la totale dévotion de son épouse sans la manipuler, les ragots vont bon train. Alors quand un deuxième homme, attirant et sulfureux s’installe dans la maison, après la disparition mystérieuse de sa femme, c’est sûr, le drame ne peut qu’éclater…. A moins que tout ne soit que des ragots.

Aux Presses de la Cité, l’Américaine Martha Grimes nous propose un thriller délirant et désopilant avec « Un gros poisson ». Candy et Karl ne sont pas des tueurs à gages ordinaires : ils n’exécutent que ceux qui, selon eux, le méritent. Pour leur nouvelle mission, ils doivent éliminer un agent littéraire véreux.  Mais L. Basse Hess va leur donner du fil à retordre.

Chez le même éditeur, dans la collection « Terres de France », la Landaise Madeleine Mansiet-Berthaud nous donne un joli roman avec « Bleu Gentiane ». A la fin du XIXe siècle, en Franche-Comté, Clovis, un gros propriétaire terrien, fait une chute mortelle dans la montagne, lors d’une expédition de contrebande. Gentiane, sa veuve, se voit contrainte de gérer seule le domaine. Lorsqu’elle reçoit l’aide de Gildas, un paysan expérimenté, d’inquiétantes lettres anonymes lui parviennent, accompagnées de bouquets de gentianes.

Chez Calmann-Lévy, Jean-Jacques Antier, spécialiste de l’histoire navale, nous livre un roman passionnant avec « La fiancée du kamikaze ». En mars 1945, tandis que l’aviation américaine pilonne le Japon, l’aspirant Zawa se porte volontaire pour écraser son bombardier sur un porte-avions de l’U.S. Navy.  Baïka, sa fiancée, qui travaille au service de renseignement du ministère de la marine à Tokyo, va tenter d’arracher celui qu’elle aime à son destin fatal. Elle seule est apte à décoder les messages interceptés sur les radios américaines.

Chez Gallimard, le romancier libanais Rabee Jaber évoque un épisode oublié de l’histoire de son pays, la révolte des druzes, dans son roman « Les druzes de Belgrade ». En 1860, des chrétiens ont été massacrés sur le Mont Liban, par des druzes, cette communauté mystérieuse qui pratique un islam mêlé de néo-platonisme. Ghaffar Ezzedine vient réclamer auprès d’Ismaïl Pacha, la grâce pour ses enfants, accusés d’avoir participé à l’émeute. Un seul fils est finalement épargné, et remplacé par Hanna Yaacoub, un chrétien. Tous sont envoyés  dans les geôles de Belgrade. Un conte moderne qui nous aide à comprendre la complexité de la situation de ce petit pays.

 

JEAN-LUC  AUBARBIER.

 

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