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by • 2 août 2019 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor Sarladais du 2 août 2019175

Essor Sarladais du 2 août 2019

 

 

 

LA PRISONNIERE DU DIABLE.

Le Tour des Livres.

 

Excellente auteure de romans historiques, Mireille Calmel se risque, avec succès, dans un univers médiéval ésotérique avec « La Prisonnière du diable », paru chez X.O. En 1494, en Egypte, la cellule d’une recluse est dotée d’une étrange roue de pierre qui tourne depuis la nuit des temps. Elle dispense les ordres de Dieu qui doivent être mis en œuvre par une société secrète. A Vésubie, en Provence, Myriam, une jeune veuve, fait partie de cet Ordre, tout comme Hersande, une religieuse, ancienne maitresse du seigneur local. La roue s’est exprimée, et une Egyptienne remet à Hersande le manuscrit porteur de l’instruction divine : une personne doit être exécutée. Quand elle le découvre, Hersande manque s’évanouir : jamais ce nom n’aurait du sortir ! En Egypte, la recluse a été assassinée, tout comme la messagère en Provence.  Le diable veille ! Un véritable thriller médiéval.

Chez Belfond, le néerlandais Herman Koch à qui nous devons « Le dîner » et « Villa avec piscine », nous propose « Le Fossé ». Le narrateur fait un voyage dans ses souvenirs, pour découvrir à quel moment Sylvia s’est éloignée de lui. Il détaille une infinité de petits moments, se pose des milliers de questions. Il est un homme politique respecté et aimé, mais, d’un simple coup d’œil, en voyant son épouse rire avec son adjoint, un homme fade et sans intérêt, il comprend qu’il a perdu l’amour de celle qu’il aime. A moins que son imagination ne lui joue des tours. A fur et à mesure que les ennuis s’accumulent, Robert va révéler sa nature profonde.

Chez de Borée, Robert de Rosa nous propose un polar auvergnat « Chaos ». En 1999, année de l’éclipse totale du soleil et de la fin du millénaire, les signes de catastrophes s’accumulent. Une épidémie ravage la région. Mais les policiers récurrents de Robert de Rosa : le commissaire Marcel Broust et les inspecteurs Des Cartes et Spinoza, découvrent que, parmi les victimes, des assassinats ont été commis. Sectes millénaristes, société néo-templière, parti politique extrémiste, les pistes ne manquent pas pour élucider cette mystérieuse affaire.

Dans la même région, mais chez un autre éditeur, Fleuve Noir, Cécile Cabanac nous propose « Des poignards dans les sourires ». Un corps a été retrouvé au col des Goules, près de Clermont-Ferrand, démembré et brûlé. Virginie Sevran entreprend sa première enquête. Elle identifie François Renon, fils de bonne famille, dont l’autoritaire épouse, Catherine, semble bien peu se soucier. François Renon semble avoir été assassiné chez lui, alors qu’il était seul. Par qui ? Tous les meurtriers possibles sont autant de facettes d’une victime que tout portait au sacrifice.

 

Jean-Luc  Aubarbier.

 

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