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by • 9 juin 2016 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 10 juin 2016.1027

ESSOR SARLADAIS du 10 juin 2016.

 

couv raisin et sentiments

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 FOUS DE POLARS.

Le Tour des Livres.

 

Dans la série « Meurtres en Limousin », Franck Linol nous propose un polar d’excellente facture avec « Yellow Cake » chez Geste éditions. Qui se souvient qu’on a exploité l’uranium en Limousin, du gisement de Bessines, de l’intense activité qui régnait alors dans le nord de la Haute-Vienne, avant que tout ne ferme et ne tombe en ruines ? Militants écolos purs et durs, les parents de Mickael ont disparus alors qu’ils manifestaient contre la Cogema. Devenu activiste à son tour, il veut savoir la vérité et entame une enquête semée d’embûches. Mais à remuer le passé, à éveiller les morts, on ne peut s’attirer que de gros ennuis. Heureusement pour le jeune homme, l’inspecteur Dumontel (héros récurrent de Franck Linol) le prend sous son aile et interrogent les anciens du groupe qui, les uns après les autres, sont assassinés. Y aurait-il un traitre parmi eux ? A l’époque où l’argent coulait à flot, il était facile de corrompre quelqu’un. Entre les puits fermés et les usines abandonnées, la peur règne. Un excellent polar, bien écrit et bien construit, avec une puissante dimension sociale.

Il fallait bien que Benjamin Cooker, le héros œnologue de la série « Le Sang de la Vigne », incarné à l’écran par Pierre Arditi, pose un jour ses valises en Périgord. C’est chose faite avec « Raisin et sentiments », le 24eme opus de la série due au talent de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen, publié chez Fayard. Les vignobles du Bergeracois sont aux prises avec les lois européennes et Cooker a accepté de venir aider les viticulteurs. Son adjoint, Virgile, qui y a passé sa jeunesse, y retrouve Gaëlle, son premier amour, qui semble sous la coupe d’une secte promettant du ‘vin magique’. A Monbazillac, le fils adoptif d’une grande famille viticole est retrouvé assassiné près d’un dolmen. Il n’en faut pas plus pour que les imaginations s’affolent. Le flegme tout britannique de Cooker va y mettre bon ordre. Un très bon numéro de la série, entre Montravel et Monbazillac, où l’on reconnait de bonnes tables et quelques personnalités périgourdines.

Associé à Pierre Deschodt, Benoit Abtey (qui a des attaches en Sarladais), relance les aventures du gentleman cambrioleur avec « Les nouvelles aventures d’Arsène Lupin », tome 1 « Les Héritiers », publié chez XO. D’où vient-il ? Qui est-il ? Pour répondre à ces questions, les auteurs reprennent les pérégrinations du héros là où Maurice Leblanc les avait laissées. En 1897, après l’incendie du Bazar de la Charité, nul ne sait si Lupin est toujours vivant. Athéna, l’amour de sa vie, a péri dans le brasier. Dix ans plus tard, Arsène Lupin reparait, mais on l’accuse de travailler pour l’ennemi allemand. Entre Paris et le désert marocain, le gentleman cambrioleur n’a rien perdu de son charme.

Chez Belfond, Anne-Laure Béatrix  et François-Xavier Dillard nous proposent un thriller historique avec « Austerlitz 10,5 ». En 1910, des pluies diluviennes s’abattent sur Paris ; la Seine atteint la côte de 10,5 mètres sous le pont d’Austerlitz. Des immeubles s’effondrent dans l’eau. François Mallarmé, policier de son état, a perdu sa femme et sa fille dans la catastrophe. Une série de meurtres sordides le conduit dans les entrailles du musée du Louvre. Entre manipulations, chantages, rituels barbares et fêtes décadentes, Mallarmé se trouve plongé dans un univers sans règles ni morale.

Chez Calmann-Lévy, Alfred Lenglet nous offre une nouvelle aventure du lieutenant Léa Ribaucourt intitulée « Jeux mortels en hiver ». Vivian Verdier, étudiant et trafiquant de drogue, est retrouvé dans un bois près de Macon, abattu d’une décharge de fusil de chasse. Malgré le passé de la victime, les suspects sont rares. Avant de mourir, Vivian a tracé sur le sol le chiffre 4.

 

JEAN-LUC  AUBARBIER.

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