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by • 25 juillet 2026 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor sarladais du 24 juillet 2026.6

Essor sarladais du 24 juillet 2026.

Promenades en régions.

Le Tour des Livres.

C’est en Vendée, dans le premier tiers du XX° siècle, qu’Yves Viollier situe son roman « Eglantine retrouvée », paru aux Presses de la Cité. A la mort de son père, Eugène, marchand ambulant, et de sa mère, Germaine, couturière, Eglantine, rejetée par sa famille paternelle, est recueillie par son grand père. Elle grandit dans une ferme, où la vie est rude et les traditions tenaces. Mais elle est courageuse, travailleuse et montre un caractère docile qui lui permet de traverser les épreuves. Elle est pourtant sensible et émotive, découvrant la nature comme le grand livre de la vie, et l’école avec grand intérêt, portée par la magie des mots. Elle oppose aux chagrins et à la dureté du monde, une douceur résolue, comme si tout glissait sur elle. Elle garde l’espérance qu’au bout de l’enfance, une aurore s’ouvrira pour elle et que le bonheur lui sourira. C’est avec une écriture douce, poétique et d’une grande finesse qu’Yves Viollier nous raconte cette démarche résolue au cœur d’un univers rural où les choses ne changent jamais. Le mot ‘résilience’ aurait pu être inventé pour Eglantine.

Avec « La Maison des Trois sœurs », chez le même éditeur, Lyliane Mosca nous propose trois destins de femmes, en Champagne, au début du XX° siècle. Victoire s’est toujours rêvée écrivaine. A contrecœur, elle a accepté d’emménager dans la campagne champenoise avec son compagnon. Tout change lorsqu’elle parvient à apprivoiser la vieille demeure et découvrent dans un tiroir, des lettres et des journaux intimes qui la plongent dans le passé. Une habile mise en abîme nous renvoie aux années noires de la première guerre mondiale, auprès de trois sœurs qui illustrent les différentes attitudes des femmes au cours de ces heures sombres où leur existence va changer. Dotée d’un fort caractère, Camélia a pris seule a direction du moulin familial, remplaçant les hommes partis au front. Courageuse et généreuse, Iris s’est engagée comme infirmière et risque sa vie pour soigner les blessés. Anémone, la jeune couturière, attend le retour de son fiancé mobilisé dans les tranchées. Un secret, légué par leur mère, unit ces trois sœurs courageuses et portées par le sens du devoir.

Avec « Le sang des pivoines », paru chez Calmann-Lévy, Geneviève Singer nous emmène en Provence dans les années Vingt. Souhaitant échapper au terrible univers de l’usine, Angèle, une orpheline naïve, s’engage comme bonne dans une famille de grands bourgeois. La vie y est luxueuse, mais pas pour elle. Elle devient la proie du frère de sa patronne. Un soir, elle s’enfuit de la maison en portant un nouveau-né dans les bras. Vingt ans plus tard, sa fille, Angélina, se fait embaucher sous un faux nom dans la même demeure des Pivoines. Pour venger sa mère, elle va devoir affronter les mystères du passé.

C’est aussi en Provence que nous plonge Frédérick d’Onaglia avec « La Demoiselle du moulin » paru aux Presses de la Cité. Une nuit, un vieux moulin abandonné abrite les amours interdites de Cathy, la fille du primeur, et de Selim, ouvrier saisonnier.  Pourra-t-elle choisir entre l’affection de son père et son amour naissant pour le jeune arabe ? Béatrice, sa meilleure amie, vit elle aussi une situation difficile, trompée par son mari, un notable local.

                                                      Jean-Luc  Aubarbier.

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