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by • 20 février 2026 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor Sarladais du 20 février 2026.19

Essor Sarladais du 20 février 2026.

AMIS D’ENFANCE.

Le Tour des Livres.

   Cinq adolescents, trois filles et deux garçons (on dirait une chanson de Marie Laforêt) forment le pentagramme amoureux du roman de Claire Destriau, paru chez de Borée « Ce que Rebecca ne disait pas ». Ils ont partagé les premières libertés, les amitiés sincères, les amours contrariées. Rebecca aimait Virgil qui aimait Morgane qui aimait Max.  Quinze ans plus tard, Morgane reçoit un courrier de Chloé « il faut qu’on parle de Rebecca ». Morgane, la narratrice, raconte les retrouvailles dans le petit village de leur enfance, autour de Chloé (qui est resté au pays), avec Virgil et Max. Rebecca n’est pas là.  Chloé, qui a organisé le rendez-vous, révèle qu’elle a découvert un carnet écrit par la trop fragile Rebecca. Ils n’ont pas tant changé que ça, les anciens amis, ils ont juste perdus leur insouciance. En parlant du moment le plus marquant de leur adolescence, ils évoquent les liens brisés, les émotions inavouées. Mais un fantôme plane au-dessus d’eux. Un roman tout en finesse, qui dit l’importance et la violence des amours d’adolescence qui peuvent marquer toute une vie. Dans son quatrième roman, Claire Destriau, qui vit près de Toulouse, explore les fissures de l’âme, les secrets enfouis, les destins à l’œuvre.

De l’enfance à l’adolescence, Noëlle Chatelet raconte huit années dans un internat avec « A l’école des filles », paru chez Robert Laffont. Pas question de la liberté que l’on a pu voir dans le roman précédent. Nous sommes dans les années Soixante, il n’y a que des filles dans la pension, contraintes de porter l’uniforme. Brutalement tirée de la douceur familiale, la fillette est plongée dans l’univers verrouillé d’une collectivité hostile. L’autorité est militaire, les punitions et les humiliations, nombreuses, mais la soif de liberté et d’affection sont bien les mêmes. C’est un texte d’apprentissage sur une période charnière où la jeune fille devient une femme. L’amour et l’amitié féminine sont au cœur du sujet, et le conseil de suivre son instinct en toutes circonstances.

Avec « Le Croquemort », paru chez X.O. Olivier Merle nous propose un roman à la fois noir et baroque, persillé d’humour. De passage à Paris, David, le narrateur, décide de rendre visite, à l’improviste, à son vieil ami Hector qu’il n’a pas vu depuis des années. Il est absent mais Libertad (la femme d’Hector) le reçoit, le charme et lui annonce qu’il va pouvoir tirer son ami d’un mauvais pas. Hector se terre dans un hôtel minable, il convainc David de prendre sa place pour un rendez-vous aussi étrange que dangereux. Ce dernier à la mauvaise idée d’accepter.

Aux Presses de la Cité, Frédéric d’Onaglia publie « Le Marchand de lumières », nouvel épisode de sa saga provençale. Une secte investit le village de Fontvieille et le « guide spirituel » séduit les jeunes de la région. Le village se divise sur l’attitude à adopter. Inspiré d’une histoire vraie.

                                                            Jean-Luc  Aubarbier.

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