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by • 8 décembre 2017 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur ESSOR SARLADAIS du 8 décembre 2017.265

ESSOR SARLADAIS du 8 décembre 2017.

 

 

ROBERT LANGDON EN ESPAGNE.

Le Tour des Livres.

 

C’est en Espagne, entre Bilbao et Barcelone, que Dan Brown situe son dernier thriller « Origine », paru chez Jean-Claude Lattès. Edmond Kirsch, éminent futurologue a choisi le musée Guggenheim pour y présenter sa découverte qui va révolutionner le monde. Il prétend pouvoir prédire l’avenir et annonce une nouvelle qui va mettre à bas les certitudes religieuses. Devant la foule rassemblée, il est abattu alors que son ami Robert Langdon est près de lui. Le coupable, un ancien militaire franquiste, parvient à s’enfuir. Mais pour qui travaille-t-il ? La partie la plus conservatrice de l’Eglise ? Le roi d’Espagne ? Un mouvement fasciste ? Avec l’aide d’Ambra Vidal, conservatrice du musée et accessoirement fiancée du futur souverain espagnol, Langdon se lance à la poursuite du meurtrier, avec l’aide d’un complice, un ordinateur nommé Winston, programmé par Kirsch (et qui connait tous ses secrets). La scène finale de déroule à l’intérieur de la Sagrada Familia, la cathédrale élevée par Gaudi, où Kirsch a dissimulé la clé de l’énigme. Un grand suspense jusqu’au bout, et un nouveau personnage destiné à côtoyer les plus célèbres cyber-intelligences (le Hal de « 2001 odyssée de l’espace » et R2D2 de « la guerre des étoiles ») : l’ordinateur Winston.

Roi incontesté du roman « de terroir », Christian Signol en donne une nouvelle et moderne définition avec « La vie en son royaume », paru chez Albin Michel. Abandonnant le passé nostalgique, il situe son action de nos jours, dans un petit village du Limousin. Son héros est un jeune médecin, amoureux de la nature, qui doit se débattre avec le quotidien : l’éloignement des hôpitaux, l’impossibilité des remplacements, la solitude. Les déserts médicaux sont une réalité, en particulier dans nos régions rurales. Christian Signol montre le coté ‘sacerdoce’ du métier de médecin, quand il est exercé dans ces conditions. Il nous fait sentir également le rapport au malade, à la maladie, au corps, à la mort, avec une belle dose de réalisme. Ce nouveau Signol ne décevra pas les lecteurs habituels, tout en séduisant un nouveau public avide de questions sociales.

Chez Calmann-Lévy, Michel Peyramaure nous propose une autobiographie romancée d’Eugène de Beauharnais avec « Le sourire du prince Eugène ». Fils de l’impératrice Joséphine, Napoléon en fit son aide de camp et le considéra longtemps comme un successeur possible à sa couronne. Il fût fidèle à l’empereur, depuis les premières campagnes d’Italie et d’Egypte, jusqu’à la retraite de Russie. Sa loyauté et ses talents de diplomate lui permirent de survivre à la chute de l’Aigle.

C’est une nouvelle enquête de Nicolas Le Floch que nous offre Jean-François Parot avec « Le Prince de Cochinchine » paru chez Jean-Claude Lattès. Qui peut vouloir assassiner Nicolas Le Floch, alors qu’il assiste à la naissance de son petit-fils en 1787, en Bretagne ? Le royaume va à vau-l’eau, des troubles éclates et le roi doit bientôt convoquer les Etats Généraux. Aussi, les comploteurs, tant français qu’étrangers, ne manquent pas. Le célèbre policier se voit également obligé d’affronter les redoutables triades chinoises qui en veulent à la vie du prince de Cochinchine, le jeune Canh. Au cours de ses aventures, Le Floch croisera des personnages historiques célèbres, comme Restif de la Bretonne et Olympe de Gouges.

L’humour juif est le plus connu au monde, peut-être pour atténuer les malheurs qui ont frappé ce peuple. Peut-être aussi parce que la grande liberté de ton et d’interprétation des textes les plus sacrés, lui ont permis de rire avec la Thora. Abraham nomme son fils Isaac : celui qui rira. Sous la plume d’Adam Biro, le « Dictionnaire amoureux de l’humour juif », paru chez Plon, nous montre que l’on peut rire de tout, dans les endroits les plus abominables de la terre des hommes.

 

JEAN-LUC  AUBARBIER.

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