Mon Pire Ennemi, Georges Gautron, La Lauze.
Natif de Clermont-Ferrand, Georges Gautron (qui fut directeur de la culture en Dordogne) situe dans sa cité natale l’action de son roman choral « Mon Pire Ennemi », paru aux éditions de La Lauze (à Périgueux). Journaliste et écrivain, François voit son meilleur ami, Claude, un médecin, assassiné dans l’exercice de son métier. Avec Pascal, professeur de lettres, ils formaient un groupe inséparable, engagé politiquement à gauche et dans l’action sociale. Tout le monde aimait Claude, ce meurtre est incompréhensible et le coupable reste inconnu. Les trois potes décident de mener eux-mêmes l’enquête. Claude a été égorgé, la police soupçonne des intégristes islamiques. En parallèle, nous suivons les déboires de Jérôme, le fils de François et Catherine, ancien rugbyman professionnel. Après une vilaine blessure, il a été obligé de se recycler dans un métier ennuyeux où il subit le mépris de son supérieur. Il était une vedette, il n’est plus rien et sombre dans la dépression. Le roman est l’occasion d’explorer les différents quartiers de Clermont-Ferrand, de plus bourgeois aux plus populaires. On découvre son âme de pierres noires, sa vie associative où le rugby tient une place prépondérante.. Mais c’est surtout l’âme humaine qui est le sujet choisi par Georges Gautron, car le pire ennemi de l’homme, c’est lui-même. L’homme est un loup pour l’homme, mais, si le roman est écrit à la première personne, Je est un autre.
Jean-Luc Aubarbier, écrivain.

Essor Sarladais du 23 janvier 2026. Article suivant