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by • 27 février 2026 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor Sarladais du 27 février 2026.37

Essor Sarladais du 27 février 2026.

DU BEAU, DU BON, DU POLAR.

Le Tour des Livres.

La lyonnaise Cécile Baudin vient de recevoir le prix Polar Michel Lebrun pour son excellent roman « Dur comme fer » paru aux Presses de la Cité. Nando Russo a fuit sa Calabre natale et abandonné femme et enfant, pour devenir mineur en Lorraine. Son père, Socrate, chef de la Mafia locale, a juré de le tuer. En cette année 1901 où l’industrie française embauche à tour de bras, il découvre le dur métier de mineur, le racisme contre les Italiens, mais aussi la solidarité des plus pauvres. Il tente de se tenir à l’écart des grèves et des mouvements sociaux brutalement réprimés, mais il est néanmoins chassé de la mine de Thil. Par ruse, il obtient un emploi dans une usine à Longwy. La malchance semble le poursuivre : le gérant de l’économat est assassiné, puis un mineur avec qui il s’était disputé. Il est soupçonné, accusé. Persuadé qu’il est rattrapé par la malédiction paternelle, il n’a d’autre choix que de fuir. Douze ans plus tard, un jeune Italien, ancien soldat, se présente en Lorraine. Il se nomme Antonio, c’est le fils de Nando. Il veut à tout prix résoudre l’énigme de la disparition de son père. Aidé par un journaliste et une ancienne prostituée, il se lance dans cette quête dangereuse.

Très bon polar d’espionnage que nous donne l’Américaine Anna Pitoniak avec « L’incident d’Helsinki », son premier roman traduit en français, en série noire Gallimard. En poste à Rome, Amanda Cole, agente de la CIA rencontre Semionov, un agent du GRU. Le Russe la prévient que le sénateur Vogel va être assassiné au Caire. Personne ne veut la croire et Vogel meurt. Au cours de son enquête, elle découvre que son père, Charlie Cole, en poste à Langley, siège de la CIA et Vogel, se connaissaient. Amanda hésite à impliquer son père dont le passé est trouble. Il était en poste à Helsinki, en 1989, quand elle avait six ans. Il s’est passé quelque chose qu’on lui cache. Elle se souvient qu’à cette époque, Charlie a changé, il a quitté sa famille brutalement. Pour quelle raison ? Vogel était en contact avec un oligarque russe, informait-il le Kremlin ? Et son père, manipulé par Marie, sa maitresse irlandaise, était-il une taupe ?

Avec « L’étendard sanglant est levé », deuxième volet de sa trilogie satirique et politique parue chez Flammarion, le Breton Benjamin Dierstein nous plonge ans les années Mitterrand. « Bleu, blanc, rouge » était consacré aux années Giscard. Dans une France en proie à une crise économique et au terrorisme, le brigadier Gourvennec a infiltré les rangs d’Action directe. Il croise le terroriste international Carlos, Geronimo, le marchand d’armes libyen et Robert Vauthier, le mercenaire proxénète qui traque le second nommé. Dans ce bourbier nauséabond, on rencontre également Mitterrand et Giscard, Pasqua et Gaston Deferre.

Chez le même éditeur, Roland Portiche nous livre les troisièmes aventures de Camille Flammarion. Avec « L’astronome et l’invention de Nikola Tesla », il nous fait pénétrer dans un monde parallèle.

                                                          Jean-Luc Aubarbier.

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