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by • 17 septembre 2026 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor sarladais du 18 septembre 2026.22

Essor sarladais du 18 septembre 2026.

Les Terres d’eau et autres lieux magiques.

Le Tour des Livres.

Un roman de Serge Joncour, notre voisin lotois, ne laisse jamais indifférent. Avec « Une histoire d’amours », publié chez Albin Michel, il nous entraine dans les marais du Morvan où deux histoires vont se répondre à deux siècles d’intervalle. Franck et Léa, accompagnés de leurs deux enfants, ont quitté Paris pour s’installer dans un vieux moulin entouré de forêts et d’étangs, un pays humide que l’on nomme les Terres d’eau. Leurs voisins, Joss, un rustre peu causant, et sa compagne la jolie Kelly, sont les gardiens du vieux château que les propriétaires laissent à l’abandon. Seule une mystérieuse chapelle, dite « des amants » est soigneusement entretenue. Léa qui doit retourner dans la capitale toute les semaines pour son travail, se fait mal à la vie rurale. Au contraire, Franck, illustrateur, tente de percer le mystère de la chapelle, tout en entreprenant une liaison avec Kelly. Il découvre l’histoire d’amour qui a unis, en 1824, Rodolphe, un officier de santé en mal de notoriété (on songe à Charles Bovary) et Joséphine, jeune aristocrate que son père veut marier dans son propre intérêt. Le médecin lutte contre la malaria, le mal des marais qui ravage la population, et contre les superstitions qui refusent la science. Curieusement, les deux histoires semblent se répondre et se compléter, à travers le temps. Il est vrai que dans les Terres d’eau, la nature semble avoir un pouvoir qui dépasse celui des humains.  C’est peut-être dans le passé que les mystères du présent trouvent leur solution.

A la lecture de « La Rosa Perdida », de Christopher Laquieze, paru chez JC Lattès, on songe immédiatement au réalisme magique de Garcia Marquez. Dans un village perdu, San Jacinto, dans un pays d’Amérique du sud, la population vit sous le joug du dictateur Galvez et de son représentant, le brutal capitaine Vega. Le bordel tenu par Sofia Ordonez, la Rosa Perdida, est le seul endroit où l’on peut vivre et s’exprimer en toute liberté. Tous les hommes s’y retrouvent, les opposants comme les partisans du tyran. Un beau matin, Sofia est arrêtée, dénoncée par son fils, et pendue sur la place publique. Le roman remonte le temps pour nous révéler cette « chronique d’une mort annoncée ». Le mari de Sofia, Mario, a été assassiné par Vega. Qu’a donc fait cette femme courageuse pour mériter d’être trahie par son propre fils ?

Avec son style poétique, fleuri et son usage savant des mots, Hubert Haddad occupe une place à part dans la littérature française. Paru chez Zulma, « La Nuit des Juges », la nouvelle qui donne son titre au recueil, nous entraine dans une partie de chasse en Sologne où les participants vont jouer à un jeu dangereux : celui de la justice.

« Ainsi naissent les hippocampes » qu’Eric de Kermel publie chez Robert Laffont, est un hymne à l’amour et à la nature, une course tout autour de la Méditerranée. Lorsque Paolo perd sa mère, à l’âge de onze ans, il fuit son village et ses origines. A Paris, la rencontre avec une femme mystérieuse va le lancer dans la quête d’un amour et d’un bonheur possible.

                                                            Jean-Luc Aubarbier.

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